Le photographe hanté, 2/2

Second part of my essay about photographers’ processes ; an analysis of Eggleston’s afterword to “The Democratic Forest” and some of Stephen Shore’s sayings. What is it exactly, that is photographed when the camera is not recording reality ?

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“Faire défiler les choses (ou les gens, comme Meyerowitz sur son passage clouté à New York) aide à rester alerte, mais la curiosité est minoritaire dans le fait de trouver une photo, c’est avant tout l’intensité du regard qui fait une différence. Cette intensité ne peut être maintenue en permanence. C’est-à-dire, il est impossible au voyant de toujours voir comme l’aveugle, avec l’intensité d’une vision entièrement libérée de l’expectation. Cette intensité est réservée à des moments aussi courts que les vitesses auxquelles se déclenche un obturateur et le photographe ne peut que limiter le laps de temps entre le moment où il voit et le moment où il déclenche. Il ne s’agit pas là de quelque chose à regretter comme un manque de travail ou de capacité. La grisaille est la toile de fond d’une vision intense, l’arrière-plan sur le fond duquel la vision peut se dégager, se rendre visible. L’aveuglement est la toile de fond sur laquelle se dégage un instant de vision possible. C’est sur et entre les tonalités générales que la différence vient se poser et s’éclairer. Il faut combattre l’aveuglement de l’évidence, et atteindre l’aveuglement de la vision.”

Part 1 here.

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